Décennie internationale des sciences au service du développement durable
- 8 août
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Le 15 juillet, j'étais au siège de l'UNESCO à Paris pour animer une plénière de haut niveau dans le cadre de la Conférence mondiale de la Décennie internationale des sciences au service du développement durable. La session s'intitulait Science Diplomacy in Action: Governing Global Commons — la diplomatie scientifique en action, gouverner les biens communs mondiaux — et cela me paraît encore un peu irréel d'écrire la liste des personnes qui étaient sur cette scène.
Ólafur Ragnar Grímsson, ancien président de l'Islande et fondateur de l'Arctic Circle ; Lidia Brito, Sous-Directrice générale de l'UNESCO pour la Priorité Afrique et les relations extérieures ; Maria Fernanda Rollo, historienne de la coopération scientifique à l'Université NOVA de Lisbonne ; Marilyne Andersen, de la Fondation GESDA à Genève ; le professeur Wei Zhang, de l'Académie chinoise des sciences ; Anil Mishra, chef de la Section des systèmes hydrologiques, du changement climatique et de l'adaptation au Programme hydrologique intergouvernemental de l'UNESCO ; Robert Blasiak, du Conseil consultatif de la Décennie de l'océan ; et Charles Spillane, scientifique en chef de la FAO.
Mais à la fin, les organisateurs m'ont offert huit minutes pour une intervention de clôture.
Je voulais dire quatre choses.
Que la cryosphère est le bien commun mondial par excellence, et que son importance est existentielle.
Que la science peut se faire autrement, et s'ouvrir à tous — c'est ce que Matthieu Tordeur et moi avons voulu démontrer lors de notre traversée Under Antarctica.
Qu'il nous faut être lucides sur ce à quoi nous faisons face. Collecter les données ne suffit plus. Ce que nous avons fait jusqu'ici n'a pas suffi à tenir plus longtemps que les lobbies, ni à couvrir la voix de la désinformation.
Que ce savoir n'est pas le nôtre seul. La science occidentale en détient une partie. Les peuples autochtones des mondes polaires et des montagnes en gardent l'autre depuis cent générations.
La Décennie d'action des Nations Unies pour les sciences cryosphériques vient de s'ouvrir, aux côtés de la Décennie des sciences. Un moment rare, où la science et la diplomatie pourraient enfin tirer sur la même corde.
Un grand merci à Adiaratou Diakite et Anil Mishra pour leur confiance !


